Ponçage et re-ponçage font une belle peinture

  Comme elle était assez rouillée, n’avait pas d’intérieur et la mécanique juste posée dans la voiture, vous pouvez imaginer la course aux pièces détachées et les heures de travail.  

D'autant plus que j'avais réquisitionné Alain et la GS maternelle pour ramener la voiture à Fontainebleau. A 3 heures du matin, 2 km avant l'arrivée, la roue avant droite est prise d'une liberté soudaine. 

Ce premier imprévu me permet au petit matin de rencontrer Bernard, carrossier fort serviable et compétent. Ma belle traction est donc à restaurer, indéplaçable au milieu du jardin en attendant de retrouver un tambour (goujons cassés)

 

  La restauration s’est donc passée à Fontainebleau, mais cette photo a été prise à Cahors, et j’en étais très fier, juste un an me séparait de l’achat de l’épave en pièces détachées. Bien entendu, cette aventure m’a permis de rencontrer énormément de gens qui m’ont aidé, conseillé ou transmis leur savoir-faire.  

Je roulais avec la traction le week-end (parfois même dans Paris) et pendant les vacances, elle me donnait beaucoup de plaisir, je l’avais repeinte en noir, la peinture cellulosique faisait l’admiration de beaucoup, mais il y avait encore beaucoup à faire à l’intérieur.

On croirait une photo d’époque

Chromes+noir=astiquage

 

C’est à cette période que j’ai rencontré Chantal qui deviendra ma femme. Avec Marie-Claire, elles me racontent que lorsqu’elles étaient au lycée un de leurs copains les emmenait faire du cross dans les champs en cabriolet traction blanc.

Je ne les ai pas crues et bien mal m’en a pris car plus tard cette voiture m’a échappé….d’autant plus que le cabriolet traction était pour moi le rêve absolu.

  Evidemment n’étant pas professionnel j’ai appris qu’il fallait bien noter au démontage et que toutes les pièces étaient importantes. Même quand on ne sait pas trop à quoi elles servent : au premier essai de la voiture j’ai perdu une roue et son tambour, je me suis arrêté contre un mur (d'où l'utilité de la goupille). Quelques mois plus tard dans la traversée de Castelnaudary le changement de vitesse me reste dans la main. Je trouvais ça plutôt sympa, je me retrouvais dans la peau des premiers possesseurs de traction en 1934.

A cette époque (1977), j’avais très envie d’une Jaguar MKII, j’avais mis un peu d’argent de côté pour ce projet, mais avec Chantal nous avons décidé de nous marier, la Jaguar a été remplacée par une bague de fiançailles.

Rencontre du troisième type

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