Ligne intemporelle

 

 

Comme on avait besoin d’une deuxième voiture je suis revenu à Citroën : une DS23 injection électronique, boite hydraulique, noire, intérieur cuir noir. En quelque sorte une voiture de ministre.

 

 

Je l’aimais beaucoup, elle marchait bien mais à cette époque, les DS n’étaient plus des voitures d’occasion et pas encore des voitures de collection, les DS noires étaient plutôt recherchées par les voyous de banlieue, j’ai donc décidé de la vendre pour acheter une Porsche 924.

Des yeux de chats, elle a 30ans : la force de l’âge et pourtant la retraite arrive déjà

Elle s’envole pour le japon,

Je passe une annonce. Un des acheteurs est japonais, il vient d’arriver en France pour un stage et vient avec un de ses amis qui parle trois mots de français. Ils ne veulent même pas l’essayer, c’est la première fois qu’ils montent dans une DS. Ils sont tous les deux derrière, la conversation me semble très animée.

C ‘est en grande partie dû au moelleux des sièges et à la suspension., mais surtout l’acheteur vient d’expliquer à son copain qu’il compte ramener la voiture au Japon. Une semaine plus tard quand ils viennent la chercher, je leur donne une leçon de conduite de DS, j’ai cru qu’il ne l’achèterait pas

Je suis très fier d’avoir exporté une Citroën au Japon en pleine période de boom automobile japonais.

Pour essayer une 924, je vais chez le concessionnaire avec Chantal et Matthias qui devait avoir 6 mois. On fait un tour, on revient à l’heure du biberon Matthias hurlait, le vendeur se fait un peu agressif, je le remercie : « je ne peux pas l’acheter, elle ne plaît pas à mon fils ».

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