Une passion qui vient de loin!

 

Tout petit déjà, je passais mon temps à jouer aux petites voitures ou à guetter par la fenêtre les mouvements automobiles du quartier.

Quand j’ai eu environ 10 ans, mon père voulant faire plaisir, n’a rien trouvé de mieux que de donner mes Dinky toys et autres Norev au fils de la gardienne.

              Je pilote une DS ou une traction ?

Il me restait mon poste d’observation calé dans le coin de la fenêtre. Il faut dire que le quartier de Neuilly dans lequel nous habitions était particulièrement propice à cette activité : la proximité de Levallois et ses multiples activités liées à l’automobile ainsi que le pouvoir d’achat au-dessus de la moyenne des gens du quartier me permettaient de rêver.

De mon poste d’observation, je pouvais admirer les Triumph TR3 et TR4, les Jaguar type E et XK 150, les Austin Healey 3000, les Aston Martin DB4, les Mercedes 230SL ou 280SE coupé, les Facel Vega ou autres Studebaker. Je pouvais les reconnaître à leur bruit, si par hasard je n’étais pas en observation, je me précipitais au son caverneux des échappements.

Mes rêves de gamin se sont parfois transformés en séances de bricolage cauchemardesques et épuisantes, en pannes inexplicables, en temps de trajets rallongés, mais avec un plaisir toujours renouvelé à chaque phase : recherche, achat, remise en état, essais, utilisation.

La seule phase qui me déplaît profondément c’est la vente, malheureusement, pour des raisons financières je n’ai pas pu les garder toutes et pourtant, à chaque achat, je me dis celle-ci je la garde, mais un nouveau rêve arrive qu’il faut bien financer.

 En 1972, avec des copains nous avons fait un voyage en traction de Paris à Athènes en traversant la Yougoslavie.

 Cette aventure m’avait laissé de tellement bons souvenirs qu’en 1975, avec mon premier salaire je me suis acheté une "magnifique" traction.

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